La fabrication : l'étape la plus intensive en émissions

La production de la batterie représente la part la plus importante de l'empreinte carbone initiale d'un véhicule électrique, principalement liée à l'extraction des matières premières (lithium, cobalt, nickel) et à l'énergie nécessaire à l'assemblage des cellules. Cette empreinte initiale est ensuite compensée progressivement pendant la phase d'usage.

L'usage : où le véhicule électrique rattrape son bilan

Contrairement à un véhicule thermique, un véhicule électrique n'émet pas de CO2 à l'échappement. Sur la durée de vie du véhicule, l'empreinte carbone totale dépend fortement du mix électrique utilisé pour la recharge : en France, où l'électricité est majoritairement décarbonée, le bilan complet devient généralement favorable après quelques dizaines de milliers de kilomètres par rapport à un véhicule thermique équivalent.

La seconde vie de la batterie

Lorsqu'une batterie automobile descend sous environ 70-80 % de sa capacité d'origine, elle n'est généralement plus assez performante pour l'usage automobile mais conserve un potentiel important pour du stockage stationnaire (stockage d'énergie solaire résidentielle ou industrielle), avant son recyclage final.

Le recyclage des matériaux

Les filières de recyclage permettent aujourd'hui de récupérer une part croissante des métaux critiques (lithium, cobalt, nickel, cuivre) contenus dans les batteries en fin de vie, réduisant la dépendance à l'extraction minière pour les nouvelles générations de batteries.